
Ça y est, c’est fait. Ils ont osé.
Alors comme ça, on annexe [encore un peu plus] Bruxelles à la Wallonie, et ça ne semble déranger personne. Bon évidemment, dans les médias, personne ne peut dire que ça le dérange. Vont quand même pas critiquer l’institution qui leur donne des sousous.
Mais quand même : il y a Internet. Il y a Facebook. Et je ne lis rien. Rien. Aucune contestation. Ou si peu. Si mollement. Alors voilà. Tous endormis.
Très bien. Super. Donc on ne fait rien. On ouvre grand et on gobe. C’est vrai : il y a cet immonde fantôme qui nous effraie (presque) tous : le Séparatisme. Au nom duquel on accepte décidément beaucoup de choses. Constituer un front francophone. On y est. Les partis francophones, main dans la main, ont soigneusement dessiné les frontières d’un nouvel Etat. Comme ça, on est prêts. Ben oui, hein. On sait jamais.
Sauf que...
Sauf que un fantôme, les amis, ÇA N’EXISTE PAS !
Et que dire d’un Picqué, « ardent défenseur des Bruxellois », qui pose avec ses acolytes FR.
Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, Picqué n’est plus le président de tous les Bruxellois. Seulement d’une partie aussi réduite que ridicule. Les Francophones. Pas les Flamands, pas les bilingues, pas ceux qui se fichent d’être FL ou FR. Non. M. Picqué est le président des Bruxellois 100% francophones. Meneer Picqué is dood. Il a vendu son âme au diable, dont les habits sont aujourd’hui enfilés par la Particratie ou encore la Présidentocratie.
Bref. Revenons à la fédé. Mais c’est quoi ça ? Alors qu’à l’origine (au tout début, aux premières réformes institutionnelles), les Wallons voulaient une Belgique des Régions pendant que les Flamands revendiquaient une Belgique des Communautés, voici que les premiers parviennent à avoir des idées plus intolérables que les seconds ?
Et cette hypocrisie écœurante de Demotte (un gars que j’aime plutôt bien pourtant), de dire que cette appellation renforce le statut de Région de Bruxelles. WTF? You kidding me?
Ou comment prendre les gens pour de sombres imbéciles.
Ce genre d’initiatives confère (confirme) un statut de sous-Région pour Bruxelles et – pire – permet aux Flamands et aux Wallons de garder la mainmise sur elle. Ce qui leur permet d’alimenter leurs querelles. Nous avons aujourd’hui deux choix. Pas dix, pas trois. Deux.
Soit on continue la logique communautaire (Fédé Wallobrux, interview de Kris Peeters dans La Libre, etc.), soit on arrête les frais et on change de cap. Un pays. Quatre Régions, solidaires et égales en droits. Et basta. Lorsque ça sera fait, on ne devra plus en reparler. Plus de transferts de compétences, plus de négociations interminables, et une organisation politique claire pour le citoyen qui pourra enfin s’y retrouver dans le système institutionnel belge. Voilà. C’est ce qu’on peut souhaiter de mieux à notre pays.
A bon entendeur, et à tous les autres, salut.
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