03/05/2011

Spaak houdt debat over onderwijs in Brussel

Je ne sais pas vous, mais moi, quand je vais à un débat, j'ai toujours peur de m'ennuyer. Mais ce soir, le débat georganiseerd door Spaak, sympathique association de gemotiveerde Brusselse leerkrachten (le mot leerkracht n'est-il pas merveilleux ?), m'a fait passer une chouette soirée.

Première chose qui me soit apparue de manière ultra évidente : la ressemblance frappante entre les réseaux d'enseignement bruxellois francophone et néerlandophone : nous rencontrons exactement les mêmes problèmes ! Nous faisons face aux mêmes défis. Alors que la situation en Wallonie et celle en Flandre sont com-plè-te-ment différentes de ce que nous vivons dans notre Région.

Mais au-delà de ça, j'ai vu là un tas de gens, enseignants bruxellois néerlandophones, en phase avec ma vision de l'enseignement bruxellois et avec les remèdes que je propose : un enseignement multilingue géré par des Bruxellois et qui prépare les jeunes aux défis propres à leur Région et incomparables avec le reste de la Belgique. Le tout beaucoup mieux financé (c'est la priorité n°1 pour une politique qui regarde le long terme !), ce qui permettrait des classes plus petites, une revalorisation - pas que - salariale du métier, et une meilleure formation des futurs enseignants et des toekomstige leraars, entre lesquels il est plus que temps que s'installent des synergies.

D'ailleurs, j'ai profité de l'occasion pour m'adresser à la présidente de Spaak, une jeune instit dynamique, et lui proposer d'étendre cette association aux enseignants francophones. L'enthousiasme qui est né de cette idée permettra, j'en suis sûr, de provoquer une dynamique inédite qui fera se rencontrer des enseignants bruxellois issus de tous réseaux pour envisager, entre professionnels (et ça, c'est une nouveauté !), l'avenir de l'enseignement de notre Région.

C'est donc regonflé à bloc, avec un carnet d'adresses un peu plus étoffé encore, que je peux envisager la suite de notre combat pour les jeunes bruxellois. Laat maar zeggen pour l'avenir de Bruxsel !
Ensemble, samen, together.


J'encourage tous les enseignants qui me liront à faire un tour sur le site de Spaak et sur leur groupe facebook, et, pourquoi pas, à les rejoindre dès à présent.


A bientôt (aux fêtes de l'Iris) !

18/04/2011

La Maroxelloise : le retour

Les Nouveaux Disparus ont monté leur chapiteau à Anderlecht.
Courez les voir cette semaine sur la place du Conseil, tous les jours à 20h sauf le mercredi 20 avril à 14h et le dimanche 24 avril à 16h (dernière représentation).

Tarif : 8€, 5€, 2€
Réservations : 02/219.11.98

Rappelez-vous : je leur avais consacré cet article il y a 6 mois.

See you there!

05/04/2011

Oufti ! Qu’est-ce que c’est que ce brol ?

FWB, Fédé Wallobrux, Fédération Wallonie-Bruxelles, FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES, didju !


Ça y est, c’est fait. Ils ont osé.

Alors comme ça, on annexe [encore un peu plus] Bruxelles à la Wallonie, et ça ne semble déranger personne. Bon évidemment, dans les médias, personne ne peut dire que ça le dérange. Vont quand même pas critiquer l’institution qui leur donne des sousous.

Mais quand même : il y a Internet. Il y a Facebook. Et je ne lis rien. Rien. Aucune contestation. Ou si peu. Si mollement. Alors voilà. Tous endormis.

Très bien. Super. Donc on ne fait rien. On ouvre grand et on gobe. C’est vrai : il y a cet immonde fantôme qui nous effraie (presque) tous : le Séparatisme. Au nom duquel on accepte décidément beaucoup de choses. Constituer un front francophone. On y est. Les partis francophones, main dans la main, ont soigneusement dessiné les frontières d’un nouvel Etat. Comme ça, on est prêts. Ben oui, hein. On sait jamais.
Sauf que...

Sauf que un fantôme, les amis, ÇA N’EXISTE PAS !

Et que dire d’un Picqué, « ardent défenseur des Bruxellois », qui pose avec ses acolytes FR.
Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, Picqué n’est plus le président de tous les Bruxellois. Seulement d’une partie aussi réduite que ridicule. Les Francophones. Pas les Flamands, pas les bilingues, pas ceux qui se fichent d’être FL ou FR. Non. M. Picqué est le président des Bruxellois 100% francophones. Meneer Picqué is dood. Il a vendu son âme au diable, dont les habits sont aujourd’hui enfilés par la Particratie ou encore la Présidentocratie.


Bref. Revenons à la fédé. Mais c’est quoi ça ? Alors qu’à l’origine (au tout début, aux premières réformes institutionnelles), les Wallons voulaient une Belgique des Régions pendant que les Flamands revendiquaient une Belgique des Communautés, voici que les premiers parviennent à avoir des idées plus intolérables que les seconds ?
Et cette hypocrisie écœurante de Demotte (un gars que j’aime plutôt bien pourtant), de dire que cette appellation renforce le statut de Région de Bruxelles. WTF? You kidding me?
Ou comment prendre les gens pour de sombres imbéciles.

Ce genre d’initiatives confère (confirme) un statut de sous-Région pour Bruxelles et – pire – permet aux Flamands et aux Wallons de garder la mainmise sur elle. Ce qui leur permet d’alimenter leurs querelles. Nous avons aujourd’hui deux choix. Pas dix, pas trois. Deux.
Soit on continue la logique communautaire (Fédé Wallobrux, interview de Kris Peeters dans La Libre, etc.), soit on arrête les frais et on change de cap. Un pays. Quatre Régions, solidaires et égales en droits. Et basta. Lorsque ça sera fait, on ne devra plus en reparler. Plus de transferts de compétences, plus de négociations interminables, et une organisation politique claire pour le citoyen qui pourra enfin s’y retrouver dans le système institutionnel belge. Voilà. C’est ce qu’on peut souhaiter de mieux à notre pays.

A bon entendeur, et à tous les autres, salut.